09. Un emailing n’est pas un simple email envoyé à tata Jacqueline

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Dans une vie professionnelle et associative ancienne mais pas si lointaine, j’ai eu en charge la mise en production d’emailings… J’ai fait de tout : du brief marketing, de l’email-design, de l’intégration, du paramétrage de campagnes, des analyses, des mises en place de serveurs. Je ne compte plus les demandes “urgentes” pour envoyer un “mail” à 500, 15.000 ou 300.000 personnes. Il s’agissait de demandes “simples” mais toujours avec beaucoup d’attente en terme de conversions.

Mais un email ne se conçoit pas en 5 minutes , on vous l’a dit et on on vous le répètera encore.

Tout email, du brief marketing à l’envoi, implique une multitude d’actions et de compétences, un message et un design adapté, une (bonne) utilisation du code, une connaissance de la base clients, un ciblage adapté. Toutes ces actions, prennent du temps. Il est possible d’optimiser ce temps une fois que vous avez trouvé votre recette. Elle nécessite de la coordination et beaucoup d’échange entre les acteurs à chaque phase de la conception.

J’aime comparer l’email au référencement naturel.

On ne remet plus en cause le fait qu’un bon référencement est l’affaire de tous. Les experts SEO ont un sérieux avantage : le référencement est entré depuis plusieurs années dans les pratiques quotidiennes des équipes. La réussite passe par les rédacteurs, les graphistes, les intégrateurs , les développeurs et les administrateurs réseaux qui doivent sans cesse améliorer les performances et s’adapter aux évolutions des moteurs de recherches.

Chaque élément est observé, scruté, analysé, noté par les moteurs. L’usage et la réputation de votre site pourront aussi être pris en compte. La note finale obtenue vous placera (ou non) en pôle position des résultats. Il est loin le temps où des méta descriptions bien renseignées dans l’en-tête suffisaient à vous faire monter en première page. Une mauvaise conduite, la triche et la volonté de tromper risquent de vous faire disparaître rapidement dans les méandres de l’internet.

Pour l’emailing aussi, ça devrait être l’affaire de tous.

Même s’il n’est pas le web, c’est comme pour le web… Les bonnes pratiques y existent aussi.

  • Mettez en place un rétro-planning, définissez des dates de livraison correctes afin de ne pas risquer le burn-out de vos équipes, échangez sur vos connaissances.
  • Soyez à la recherche du bon message orienté utilisateurs : il sera pertinent, devra apporter de la valeur et de la réassurance en restant clair et concis (évitez les spamwords).
  • Gardez en tête que le temps de lecture d’un email reste très court.
  • Ne faites pas de mail trop long ou trop lourd, ayez conscience que des clients mails coupent votre contenu. Il est toujours dommage de n’afficher qu’un bout du message ou pire, de voir votre bouton d’action disparaître sous la guillotine d’un Outlook ou Gmail.
  • Prenez le temps de bien choisir vos visuels, de bien les optimiser et ce quelque soit votre format. Ne cherchez pas toujours la très haute définition dans vos images, n’oubliez pas que l’oeil humain est capable de compenser lors d’un temps de lecture très court. Il s’agira de travailler la forme, la typographie et les dominantes couleurs.

L’intégration est bourrée de cas particuliers : la faute à l’interprétation des clients mails et leurs moteurs de rendu.

Et oui, Internet Explorer 6 a peut être disparu du web mais on a encore Outlook. Lorsque l’on y associe les différents systèmes d’exploitations, il y a de quoi s’arracher les cheveux. De très bons générateurs et templates d’emails existent aujourd’hui : en cas de modifications spécifiques il faudra en fonction de vos besoins un véritable intégrateur email, lui seul pourra adapter votre design, identifier et corriger les erreurs.

L’infrastructure technique doit pouvoir gérer différents serveurs et ip en fonction des typologies de mails. Vous pourrez y déclarer vos méthodes d’authentifications (SPF, DKIM ou autre DMARC). Vous aurez un œil sur la délivrabilité de vos campagnes. L’infra vous remontera de façon lisible les données afin de pouvoir analyser les comportements ou les erreurs.

Le non-respect des bonnes pratiques est le facteur majeur d’une mise en spam ou d’un blacklistage. C’est la sentence la plus redoutée. Etre considéré comme spammeur et/ou blacklisté c’est perdre le contact client, rater la transformation et les transactions. Dans tous les cas, ça peut coûter (très) cher à votre entreprise.

Vous voulez jouer aux pirates ? Vous serez traités comme des pirates !

Les services antispams vous le diront très simplement : “ Si vous êtes blacklisté c’est que vous avez bossé comme des sagouins” (paroles de bisounours ! ça peut être beaucoup beaucoup plus sec et plus direct.) Il n’est possible de s’en sortir qu’en faisant le ménage chez soi .

Le monde de l’email a considérablement évolué ces dernières années, la communauté y est aujourd’hui très active, vous y trouverez des experts de talent et des formateurs de qualité. Malgré tout ce qui fera la différence, c’est VOUS. Alors, on ne vous le dira jamais assez, trouvez votre propre recette, peu importe les moyens utilisés. Anticipez, travaillez ensemble, organisez-vous, renseignez-vous, créez, innovez, testez (testez et re-testez 😉 ) et surtout amusez-vous !

Joyeux Noël et Bonne Année 2020.

PS : Surtout n’oubliez d’envoyer un petit mail de remerciement à Tata Jacqueline, dont les étrennes vous aideront à vous offrir une formation (avec Badsender par exemple).

Une réponse

  1. Je valide ! : “…en cas de modifications spécifiques il faudra en fonction de vos besoins un véritable intégrateur email, lui seul pourra adapter votre design, identifier et corriger les erreurs.”

    Merci pour cet article et Merci Tata Jacqueline !

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